

LA LIGNE
Création 2017
LA LIGNE
Prenez une règle et un plan de Genève.
Sur le plan, tracez une ligne droite dans la grande diagonale de Plainpalais, prolongez la vers le sud et le nord.
Loin d'être imaginaire, cette ligne rouge a été tendue par la compagnie Kokodyniack.
Que rencontre-t-on sur un tel parcours? Quels paysages quels bâtiments, quelles histoire, quelles personnes?
Après des mois d'investigation et de rencontres, le spectacle La Ligne représente le résultat de cette expérience dans un spectacle constitué des paroles recueillies sur le terrain, transmises sur scène par les comédiens au mot près, à l'hésitation près.
Travail puissant d'entremêlement d'une fibre humaine et d'un tissu urbain, démarche passionnante de restitution de l'oralité, La Ligne déroule toutes les grandes thématiques de la fourmilière existentielle.
Quelque part au-dessous bat le coeur d'une ville.
"Le récit de vie des Genevois transpercés
par leur fil d’Ariane."
Katya Berger, Tribune de Genève


La genèse
a genèse
La genèse du projet remonte à 2014. La démarche de la Compagnie Kokodyniack qui consiste à faire
parler des lieux - l’ancienne usine de Golay Buchel à Lausanne, les Halles de Sierre... - par la voix de
ceux qui les ont fait vivre, éveille l’intérêt du Théâtre St Gervais à Genève qui nous passe commande
d’une pièce qui parle de cette ville à travers sa population.
Prendre Genève comme canevas, sa toile
urbaine comme support où se tissent tant d’histoires particulières qui se croisent et s’entrecroisent.
La plaine de Plainpalais est aujourd’hui au cœur de Genève. Sa forme de losange semble indiquer une
direction, telle une navette sur sa trame, qu’il est tentant de lancer d’un grand trait afin de découvrir où elle nous mène. Une diagonale du fou traversant une ville et un canton. Nous avons décidé de tracer
cette diagonale comme axe de départ de notre recherche.
"Cette sociologie urbaine est un miroir démocratique :
on y cherche son visage, on se laisse happer
par celui d’un voisin inconnu."
Alexandre Demidoff, Le Temps,
l'équipe artistique
Mise en scène - Jean-Baptiste Roybon - Basile Lambert - Claire Deutsch
Assistanat à la mise en scène - Cédric Simon
Dramaturgie Ecriture - Jean-Baptiste Roybon, Véronique Doleyres, Basil Lambert, Alban Kakulya
Jeu - Basile Lambert, Claire Deutsch, Jean-baptiste Roybon
Composition création et régie son -Xavier Weisbrodt
Création lumière - Joana Oliveira,
Scénographie - Alban Kakulya et Jean-baptiste Roybon
Administration - Compagnie kokodyniack
Captation vidéo photo - Alban Kakulya
Coproduction - Théâtre de saint-gervais
Soutiens - Canton de Vaud, Ville de Genève, Fondation Leenrda, Fondation Michalski


90 km d'histoires
Nous sommes partis sonner chez les gens, grimper dans les arbres, traverser un parc de bisons, une
boulangerie, une bibliothèque, une ambassade, l’accélérateur de particules du CERN, l’Armée du Salut,
une menuiserie vieille de 140 ans, un quartier qui va être détruit, un théâtre, le quartier des Grottes, un
passage sous-voie, une exploitation agricole, des places publiques… et à bout de bras, tendre notre
ligne, un ruban en satin rouge, pour provoquer la rencontre !
Les portes s’ouvrent, les gens nous parlent, des histoires de lieux, des histoires de vie. Des récits si
denses, si différents. Après plusieurs mois sur le terrain et une vingtaine d’heures d’interview, place
à l’écriture. Des tranches de vie à retranscrire, soit 1000 pages à tamiser pour écrire cette histoire
théâtrale !
"imaginez un spectacle où bruisserait dans l’intimité
d’un théâtre, les histoires des habitants d’une ville."
Temps Libre,
[...] un diplomate se détache provisoirement, qui raconte l’abracadabrant épisode
d’une circoncision, relayé bientôt par un retraité épris de sciences, un maraîcher, un
père de famille skater ou la veuve d’un policier, bouleversé lors de ses funérailles.
[...] la mémoire de l’un se fera souvenir de l’autre, le rire ricochera dans la larme. Tant
et si bien que l’individu en viendra à se penser espèce.
“Si vous prenez une fourmi /
vous pouvez l’étudier / pendant mille ans /
vous n’arriverez jamais / à découvrir la forme d’une fourmilière /”
résume ce psychophysicien du CERN pêché lui aussi par La Ligne
Katya Berger, Tribune de Genève

"Tout part des nappes de brouillard qui s’attardent dans le ciel de notre cuvette :
Genève. Son décor se résume au minimum : le plateau noir et vide du sous-sol. Une
parole vient y trouer la fumée.
Dans cette optique on ne s’étonne pas de voir en conclusion de la pièce de voir des
nuées d’étourneaux se plier et se déplier à l’écran, dévoilant entre leurs millions
d’ailes les profils des participants. Par la grâce d’un travail d’équipe à la fois précis et
vaste, “nous” sont désormais “des autres”.
Katya Berger, Tribune de Genève

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DOSSIER DE L'ÉXPO.
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